Pourquoi on ne veut pas recruter.

26 novembre 2018
Virginie Follet

« Alors vous allez embaucher cette année ? »

« Non, pour le moment, on est bien à trois. »

Cette phrase, c’est à peu de choses près notre réponse-type quand on nous demande si nous comptons recruter chez KHOSI. Est-ce une réponse visant à éluder la discussion ? Oui, complètement, on l’avoue. Pas parce que nous avons des choses à cacher, mais parce que nous n’avons pas toujours envie de rentrer dans le détail. Mais on vous rassure, il y a quand même du vrai dans cette réponse.

Dans ce 2e #Récit, nous avons décidé de vous livrer une explication plus détaillée sur ce choix de ne pas recruter. Pour le moment, en tout cas.

Le management, ce n’est pas inné.

A force de lire partout que le management, ça doit être comme ci, comme ça, on pourrait presque se dire : “OK, ça, c’est le mode d’emploi. Il suffit donc de le suivre à la lettre pour être un super manager.” Certains pensent aussi qu’ils n’ont pas besoin de mode d’emploi puisqu’ils ont le management dans le sang. D’autres encore se voient imposer une équipe à gérer et se disent qu’ils verront bien sur le tas.

Eh bien, chez KHOSI, nous pensons que le management, ce n’est pas inné. Et encore moins que ça peut s’apprendre dans les magazines. Les magazines comme Management, c’est parfait comme source d’inspiration, mais franchement, on ne devient pas manager grâce à leur lecture.

Manager, ça demande d’avoir envie. Envie de gérer des collaborateurs au quotidien. C’est une vraie démarche, un job à part entière, presque un don de soi. OK, là, on s’emballe un peu, mais ce n’est pas tout à fait faux. Bref, ça ne devrait jamais être imposé à personne.


#pourlesvrais

Dans une boîte, le problème est que monter en grade induit souvent de manager une équipe. Ce schéma s’applique aussi dans l’entrepreneuriat : si on veut se développer, le recrutement de salariés est donc la suite logique. Et pour un chef d’entreprise, qui dit recrutement, dit management. Ce n’est donc pas un choix à faire à la légère.

Embaucher, ça ne s’improvise pas.

Comme pour n’importe quelle discipline, quand on ne sait pas, on ne fait pas. Et le management, très clairement, ce n’est pas que du feeling. Manager des personnes, ça s’apprend. De notre côté, le jour où nous souhaiterons embaucher, ce ne sera pas sans formation en amont.

Par ailleurs, embaucher juste pour le kiff d’avoir des salariés, ça ne cadre pas vraiment avec notre vision de l’entrepreneuriat. KHOSI entame sa 2e année d’exercice. Nous sommes en pleine construction, nous réfléchissons à nos perspectives de développement, nous mûrissons notre projet, comme l’explique Victor dans son #Récit « Ca va, pas trop galère cette 1ère année ?« . Recruter ne fait pas partie de nos préoccupations pour le moment.

Une embauche doit répondre à un besoin concret. Cet acte ne doit pas être guidé par un appétit de croissance insatiable. En tout cas, pas uniquement. Côté KHOSI, notre 1er recrutement ne se fera pas sans un besoin clairement identifié et sans coïncider avec le déroulement de notre plan de développement. Au bon endroit, au bon moment, c’est comme ça qu’on dit, non ? 🙂

Un dernier frein de taille : le manque de structuration. Rien de négatif là-dedans, KHOSI est jeune. Avoir une boîte parfaitement rodée en termes de process demande du temps. Et cela nous paraît également primordial pour accueillir un salarié dans les meilleures conditions. En tant qu’anciens salariés, nous savons trop bien qu’un environnement de travail encadré et structuré, ça compte pour avancer, et se sentir bien, tout simplement.

Et l’investissement, on en parle ?

Un sujet toujours délicat à aborder. Et pourtant, tellement déterminant dans le développement d’une entreprise. Je ne parle pas de l’investissement en temps ou financier qui est plus qu’évident quand on monte une boîte, mais bien d’investissement au sens d’ »implication ».

Le rêve de l’entrepreneur ? Avoir des salariés hyper investis dans leur travail, se donnant corps et âme pour l’entreprise. Comment ça, c’est caricatural ? Bon, OK, un peu, mais il y a un gros fond de vrai, non ? Dans les faits, c’est totalement utopique, à quelques exceptions près, certes. Et c’est bien normal, n’est-ce pas ? Ce n’est pas leur boîte et ils ont une vie à côté de leur boulot. Nous sommes passés par là, nous savons de quoi nous parlons. Être consciencieux et impliqué dans ses projets, c’est une chose, sacrifier sa vie pour la boîte dont on est simple salarié, c’en est une autre.

Chez KHOSI, nous sommes au début d’une belle aventure (on croise les doigts !), pour laquelle un investissement profond est nécessaire, pour le développement de l’agence, la dynamique d’équipe. Et pour cela, nous pensons qu’il faut être partie prenante et donc associé. Pour cette raison aussi, nous n’envisageons pas le recrutement d’un salarié.

Liberté, j’écris ton nom.

Nous avons créé KHOSI pour être libres ! Entre autres. Concept intéressant, n’est-ce pas ? Libres de nos horaires. Libres de notre planning. Libres de notre stratégie commerciale. Libres de la gestion de nos projets. Libres de notre mode de travail. Libres de notre relation client. Libres de notre communication. La liste est encore longue, mais l’essentiel est dit. Et tout ça, ça nous plaît bien. Laura vous en parlera d’ailleurs prochainement avec son #Récit “La slow life”.

Recruter un salarié demanderait forcément des aménagements pour instaurer un cadre de travail plus rigoureux. Pas une ambiance BU non plus ! Ca ne nous ressemblerait pas. Mais, une dynamique de travail encadrée et structurée est essentielle au bon fonctionnement d’une entreprise.

Un exemple tout bête : les horaires. Nous savons pertinemment que le jour où nous aurons des salariés, il sera important d’avoir des heures fixes de présence. C’est important d’avoir un cadre de travail défini, je le disais précédemment.

Dans une agence avec des salariés, une journée de boulot, c’est souvent 9h-18h. Chez KHOSI, nous gérons notre temps en autonomie. Il arrive que l’on parte à 16h, mais aussi que l’on travaille le weekend. Tout dépend de notre motivation, nos impératifs, nos envies. Nous estimons qu’à partir du moment où nos projets se passent bien, nous pouvons nous permettre d’avoir notre propre rythme de travail. On vous rassure : nous nous fixons malgré tout une présence quotidienne dans nos bureaux. C’est important pour remplir nos objectifs et assurer une bonne cohésion d’équipe !

Un second exemple : l’agilité. L’agilité, c’est une force chez KHOSI. Ca plaît à nos clients et ça nous plaît aussi. On est 3, associés, donc c’est facile d’être agiles (promis, la rime n’est pas faite exprès). Avec 2, 3 personnes en plus, qui plus est des salariés, tout de suite, ça se compliquerait nettement.

Allez, je vous illustre tout ça. Il arrive que l’un de nous rencontre une difficulté ou ait une problématique particulière sur un projet client (perte de trafic SEO sur une page, page qui stagne sur la 2e page de Google, création d’un wireframe, etc.). Ensuite, tout va très vite généralement (a-gi-li-té, je vous ai dit !). Nous prenons 1 à 2h à 3 pour apporter une solution concrète. Cette mécanique nous permet de ne jamais être seul.e.s sur nos projets et d’être encore plus performants. Alors peut-être à tort, mais nous pensons qu’avec des salariés, il serait impossible, ou tout du moins nettement plus difficile, de maintenir cette agilité.

 

Je ne ferai pas de conclusion à cet article. J’ai toujours détesté ça au lycée et je déteste toujours autant ça. Par contre, je finirai sur cette fameuse réponse-type, évoquée en début d’article : “Non, pour le moment, on est bien à trois.”. Je vous ai dit qu’il y a du vrai dans cette phrase. Et je confirme : on est bien ensemble. On fonctionne bien ainsi, on a trouvé notre équilibre. Et très égoïstement, on est bien comme ça… pour l’instant 😉

Heureusement, toutes les agences n’ont pas cet état d’esprit et ne fonctionnent pas ainsi, sinon nous n’aurions jamais trouvé de structures pour nous former et nous faire grandir professionnellement, jeunes padawans que nous étions au sortir de nos études 🙂

Pour le prochain #Récit, comme je vous le disais tout à l’heure, ce sera Laura qui prendra la parole sur un sujet qui nous est cher : la slow life ! En attendant, n’hésitez pas à nous laisser un petit commentaire sur ce deuxième #Récit et cette problématique de recrutement. Un fil Twitter est ouvert à cet effet. On attend vos tweets !

 

Virginie Follet

Franche et minutieuse, Virginie aime les jolis mots et les belles formules, et sans fautes d’orthographe s’il vous plaît ! Elle met toute son énergie dans votre stratégie de contenu pour lui donner de la hauteur et lui faire atteindre des sommets. 

Passionnée de mode et accro au chocolat, quand elle n’est pas avec la #TeamKHOSI, vous pouvez la retrouver à cheval aux Ecuries du Clos !

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